01/09/2026
Depuis mon retour de Turquie, j’ai eu pendant quelque temps une drôle de sensation, un peu difficile à expliquer.
Je crois que le fait de passer d’une langue à l’autre, d’une culture à l’autre, me fait parfois réfléchir à la façon dont je trouve ma place ici. À la manière dont on adapte parfois ses mots, son ton, sa façon d’être pour être compris.
Et puis je me retrouve à l’atelier, avec la terre, et je réalise à quel point ça me fait du bien.
Avec l’argile, je n’ai pas besoin de chercher les bons mots. Je travaille avec mes mains, je me concentre sur ce que je fais, et pendant un moment, tout devient un peu plus simple.
Bien sûr, ça n’enlève pas les inquiétudes. Il y a le travail, l’avenir, l’envie de continuer à faire ce métier et, surtout, d’arriver à en vivre.
Mais je crois que j’apprends aussi à accepter que le stress fera toujours un peu partie de tout ça. Ce qui compte, c’est peut-être d’avoir des endroits où l’on se sent bien.
Pour moi, en ce moment, l’atelier en fait partie.
Et ça me fait vraiment du bien de le retrouver. 🌀