06/07/2026
Entre vous et moi... du 7 juin
Hier, 82 ans une page d'histoire pour des milliers d'humains 🫶
Il est rare que je parle des horreurs du passé. Peut-être parce que certaines images sont si difficiles à regarder qu'elles nous obligent à nous questionner sur ce que nous sommes réellement comme êtres humains.
En regardant les images des prisonniers de Dachau Concentration Camp lors de leur libération, je n'ai pas seulement vu des victimes de guerre. J'ai vu des hommes, des femmes et des enfants qui avaient un nom, une histoire, une famille. J'ai vu des regards vides, des corps brisés, mais surtout une souffrance que les mots ne pourront jamais complètement raconter.
Et la question qui me revient toujours est la même :
Comment sommes-nous arrivés là ?
Comment une société composée de gens ordinaires a-t-elle pu accepter l'inacceptable ? Comment la haine a-t-elle pu prendre autant de place ? Comment des êtres humains ont-ils pu en déshumaniser d'autres au point d'oublier qu'ils étaient eux aussi des pères, des mères, des enfants ?
J'aimerais croire que nous avons appris. J'aimerais croire que ces millions de vies perdues ont changé le cours de l'humanité pour toujours.
Mais lorsque je regarde notre monde aujourd'hui, les guerres qui continuent, les divisions qui grandissent, les discours de haine qui refont surface et la souffrance de tant d'innocents, je me demande parfois si nous avons vraiment retenu la leçon.
Peut-être que les plus grands drames de l'histoire ne commencent pas avec les armes. Peut-être commencent-ils lorsqu'on cesse de voir l'humain devant nous. Lorsqu'on devient indifférent à la souffrance des autres. Lorsqu'on croit que notre vérité vaut plus que la vie d'un autre.
À bientôt 60 ans, après une vie à rencontrer des milliers de personnes, à partager leurs joies, leurs peines, leurs histoires, je demeure convaincue d'une chose : ce qui nous rassemble est infiniment plus grand que ce qui nous divise.
Alors aujourd'hui, je pense à tous ceux qui ont souffert. Je pense à ceux qui souffrent encore. Et je me rappelle que la paix, le respect et la compassion ne sont jamais acquis. Ils doivent être protégés chaque jour.
Parce que derrière chaque page d'histoire, il y avait un être humain qui aurait simplement voulu vivre, aimer et être aimé.
N'oublions jamais. Non pas pour revivre le passé, mais pour éviter qu'il ne se répète.
Affectueusement,
Manon 🫶
J'ai mise le photo flou, par respect ...