11/11/2025
Des fois, y'a des gens inspirants comme ça, qu'on admire de loin. 🖤
Je suis une fille du fleuve Saint-Laurent .
Je viens d’un village où la forêt respire à même le cœur du monde qui y habitent.
Ou l'aire salin rempli nos poumons.
Le fleuve est large par chez nous, on l'appelle la mer car il est salé, il nous nourri de ses richesses marines et de ses plantes comestible.
C’est à ses abord que j’ai appris que voir l'horizon est un paysage que peut de gens on accès, par chez moi les espaces sont grandiose et diversifier.
De l'autre côté les champs et les montagnes offre un autre paysage remplit de détails, de beauté et de sagesse.
Dans le murmure des ruisseaux et des sources d'eau pure que je côtoient dans les terres, je reconnais la voix de la Terre-Mère, j’entends la mémoire du vivant, je ressent une fierté de pouvoir au travers cette eau limpide.
Et chaque plante, qu’elle soit humble ou majestueuse,
porte un secret ,une histoire , une utilité qui ne demande que d'être redécouverte et protéger.
Le monde végétal est un temple sans murs,
où le sapin, le thuya, l’achillée et le millepertuis sont les gardiens d’une sagesse ancienne.
Leur présence m’apaise, m’enracine et me relie à ce qu’il y a de plus vrai ,ce qui est authentique
J’ai à cœur la sauvegarde de nos territoires,
de ces terres boréales où la beauté s’écrit en mousse, en écorce et en lumière d’aube.
Protéger la nature, c’est honorer la vie celle qu’on voit et celle qu’on devine.
C’est préserver les habitats, la biodiversité, les plantes indigènes qui tissent la toile de notre folklore notre appartenance à plus grand que nous.
Je marche souvent en silence, car le silence est un langage sacré.
Quand je suis dans la forêt je me sens un peu comme dans une bibliothèque, je parle pas fort, je me déplace avec douceur pour ne pas faire de bruit et déranger cette quiétude.
Et je sème les plantes qui sont en graines sur mon passage, je donne un coup de pouce pour agrandir mes tales de ce que je récolte, pour assurer la continuité des herbes,
et je transforme les plantes invasives en nourriture,
comme un geste d’équilibre, un pacte secret entre la Terre et moi.
Dans cette simplicité, il y a une forme de magie :
celle de la gratitude, de l’émerveillement et de la présence sur notre territoire.
Car la magie n’est pas ailleurs elle est juste la dehors, dans la rosée, dans le souffle du vent,
dans la lumière qui caresse les arbres, dans le changement de saisons dans la générosité de la végétation boréale indigène.
Le vois tu tout cela?
Je suis, comme tant d’autres avant moi,
une amoureuse du monde vivant,
une gardienne de la forêt intérieure,
et une passeuse de savoirs enracinés dans la sagesse du sol.
Et chaque fois que j’entre dans la forêt,
je me souviens que nous ne sommes pas séparés d’elle
nous en sommes le prolongement simplement.
Ressens-tu, toi aussi, cette profonde appartenance à ton territoire à ta végétation, à tes arbres, aux fleurs de ton enfance, qui continuent de te murmurer leur présence...