09/02/2026
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Ce n’est plus un cercle. C’est un pli.
Une dérive contenue.
L’eau y a déposé ses fragments
comme le ciel disperse les astres :
sans hiérarchie, sans centre fixe,
selon une gravité lente.
Ils se reconnaissent
avant de se comprendre.
Chaque forme est une mémoire,
chaque éclat un temps plié.
Le minuscule et le cosmique
partagent la même orbite.
Ce qui est petit
contient ce qui est vaste.
Le mouvement n’est pas linéaire.
Il s’enroule, se répète, s’ouvre.
Des vortex se forment,
des passages invisibles relient les bords,
comme des trous de ver entre les saisons,
entre ce qui fut
et ce qui revient.
Tout est en mouvement,
même ce qui semble posé.
Ce qui revient
n’est jamais identique.
Même le silence circule.
L’eau se souvient de la planète,
la planète se souvient du temps,
et le temps, parfois,
accepte de tourner sur lui-même.
Il creuse des passages courts
entre des distances longues.
Il y a des seuils,
des tourbillons lents,
des points où l’on disparaît
sans s’absenter.