14/01/2026
Il y a des œuvres qu’on regarde.
Et puis il y a celles qui nous appellent.
Cartographies de l'Invisible #10 fait partie de celles-là.
Je me surprends à y revenir, encore et encore, comme attirée par une puissance douce.
J’ai envie de m’y immerger, de m’y fondre, de me laisser embrasser par ses lianes, ses tentacules, ses passages.
Elle est majestueuse, presque souveraine — et pourtant profondément rassurante. Comme une présence qui contient.
On ne reste pas “devant” elle : on engage le corps et les sens autant que l'âme, on se laisse prendre, on entre dans son champ, on sent une forme d’enveloppement.
Et avec ça, elle réveille exactement la sensation que je cherche depuis le début : celle d’une immersion dans un grand tout.
Un tout qui nous dépasse, qui peut nous impressionner — parfois même nous effrayer.
Mais un tout qui est aussi en nous. Un tout qui rassure, parce qu’il relie. Parce qu’il rappelle que l’on n’est jamais seul.
Que tout le vivant — depuis ses origines, au-delà des temps, des lieux, des espèces — marche avec nous.