30/10/2026
Je ne commence pas toujours par la couleur des murs.
C'est la question que l'on me pose le plus souvent : « Quelle couleur pour mes murs ? »
C'est une très bonne question. Mais c'est rarement la première que je me pose. Et il y a une raison simple à cela : la peinture est l'élément le plus facile à changer dans une pièce. Un sol, une cuisine, un canapé, une œuvre restent des années. Un mur se repeint en un week-end. C'est donc à la couleur des murs de s'adapter au reste, et pas l'inverse.
Voici, en coulisses, comment se construit une palette à mon bureau.
✓ Je cherche le point de départ. Ce qui est déjà là et ne bougera pas : un sol, un meuble, une œuvre, un tissu. C'est lui qui donne le ton de toute la pièce. Et il n'est jamais le même d'un projet à l'autre : parfois c'est un parquet ancien, parfois une toile que l'on aime depuis vingt ans, parfois un simple coussin.
✓ J'associe les matières. Avant d'ouvrir le moindre nuancier de peinture, je pose côte à côte les échantillons de bois, de textile, de pierre. Une même teinte ne se lit pas de la même façon sur un velours ou sur un mur mat. Je veux voir ce que ces matières racontent ensemble avant de leur ajouter une couleur.
✓ Je teste les teintes dans la vraie lumière. Pas sur un écran, pas sur une petite pastille. De grands échantillons, posés à la verticale, regardés le matin, en fin de journée, puis sous les lampes. Une teinte qui ne fonctionne qu'à un moment de la journée n'est pas retenue.
✓ Je choisis… et j'enlève. C'est l'étape que l'on imagine le moins. Le choix final est souvent un retrait : une teinte de moins, un contraste adouci, un accent déplacé. Une palette est terminée quand on ne peut plus rien retirer sans qu'il manque quelque chose.
À ce moment-là seulement, la couleur des murs s'impose presque d'elle-même. Elle n'a plus à tout porter. Elle prolonge ce qui existe.
Le mur n'est pas le point de départ.
C'est souvent la dernière phrase.
L'Atelier
Si vous hésitez à relier vos choix, vous pouvez me raconter votre pièce en message privé.