03/06/2026
Prendre un cours de cuisine avec , c’est fouetter les blancs à la main parce que ça va plus vite. C’est prendre soin des anchois comme si ta vie en dépendait.
Quand j’ai vu son nom sur le planning de , mon sang n’a fait qu’un tour. J’ai pris mes billets, je me suis glissée dans son labo, j’ai sorti mon carnet et je n’ai pas pipé mot.
J’ai fait son commis : j’ai mis une chauffante sur le feu, j’ai sorti le poivre de Cayenne et je suis allée vérifier les proportions de ses ingrédients à la bonne page du livre dès qu’il me le demandait.
De temps en temps, le Chef se tournait vers moi la casserole à la main et me lançait : « La transmission ! » J’ai écouté, j’ai observé, j’ai engrangé, j’ai tout noté. Et en fin de journée, j’en voulais encore.
On a vraiment cuisiné, en allant chercher des recettes emblématiques qui ont marqué leur temps et ont sans doute impacté les assiettes que nous faisons aujourd’hui. On n’a pas essayé de les trafiquer pour les rendre instagrammables : on les a réalisées dans leur vérité de l’époque pour comprendre à quel point elles étaient novatrices. Pas dans une technique affriolante, mais une technique de cuisine, dans une simplicité qui rende hommage au produit.
👉 À lire dans la r***e Numéro 19 : “Une masterclasse avec Jacques Maximin”
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