02/11/2022
Le Feng Shui Kesako ?
Au détour d’une réunion de networking une personne me lance une interjection en souriant : « L’architecture et le design je veux bien, mais du coup le Feng Shui c’est quoi ? C’est mettre la tête au Nord et les pieds en éventail dans un mobilier Zen ? »
Derrière cette tournure quelque peu humoristique se cache la vision qu’ont la plupart des non-initiés à la pratique du Feng Shui.
Pourtant, on ne pourrait pas être plus éloigné de la réalité. Le Feng Shui, s’il fait preuve de beaucoup de bon sens, se base en fait sur de nombreux constats tirés de la psychologie humaine et des enseignements de la nature. Et cela à partir d’une base de données établis sur des millénaires, puisque la première trace d'utilisation des principes du Feng Shui remonte environ à 4000/4500 ans avant JC sur les rives du fleuve Lo, en Chine.
Le Feng Shui n'est pas une pratique qui nous aide à obtenir des résultats parfaits, car la vie va être compliquée avec ou sans Feng Shui. En effet, il ne permettra en rien d’éviter les problèmes, ou de s'épargner les leçons de la vie. Cependant, la sagesse de cet art ancestral aide à créer consciemment et délibérément l'environnement qui sera le plus favorable pour nous, et ce quel que soit la période que nous traversons.
Le Feng Shui peut donc être vu à la fois comme la boite à outils et l’outil lui-même, car il allie intention et action. Or, c'est là que l'amélioration de l'habitat va influencer l’«empowerment» de soi et par conséquent notre bien-être. Grâce à sa pratique, on peut arrondir les angles et atténuer les turbulences lorsque la vie semble des plus instables.
Nous sommes en effet tous tellement connectés aux espaces que nous habitons qu'en prenant soin de notre espace, nous prenons soin de nous-mêmes. Et quand nous commençons à vivre cette pratique, nous nous sentons mieux – ce qui a un potentiel énorme pour enrichir tout le reste de nos vies.
Il est donc nécessaire qu'il soit intégré dans le design de l'espace dès le début de la conception architecturale.