La tradition et les souvenirs de ses descendants attribuent l'invention du kouign-amann à Yves-René Scordia. Celui-ci, né le 5 juillet 1828 à Ploaré, se marie avec Marie Anne Corentine Guéguen le 16 juillet 1855 à Douarnenez. Yves-René Scordia demeure en 1855 rue Obscure ; en 1856, il ouvre une boulangerie avec son épouse place Gabriel Péri. Le couple Scordia a eu cinq enfants dont Ursule Gabriell
e Scordia, née le 10 mars 1861, rue Jean-Bart à Douarnenez. Le kouign-amann aurait été inventé vers 1860 à une période où la farine faisait défaut alors que le beurre était abondant, d’où l’emploi d’éléments dans des proportions peu habituelles : quatre cents grammes de farine pour trois cents grammes de beurre, trois cents grammes de sucre, cette somme d'ingrédients donne une pâte non réussie. Le boulanger, pour éviter de jeter la préparation, l'aurait fait cuire et le résultat aurait donné un gâteau consistant et compact, mais succulent. Plusieurs autres histoires expliquent sa création : pâtisserie râtée, manque de farine face à l'afflux de clients Ursule Gabrielle Scordia se marie le 14 juillet 1879 à Douarnenez avec Hervé Rolland Crozon. La boulangerie continuera avec sa veuve, sa fille Ursule et son gendre Hervé-Rolland Crozon, aidés par plusieurs employés qui, ayant une commande régulière de kouign-amann et souvent ne disposant pas de levure, ont trouvé le moyen de le faire avec du levain rapide ce qui améliora la recette. La recette est vite copiée car Hervé Le Gall, ancien boulanger à Ploaré, signale que son père, originaire de Kernotten en Pouldavid (sud-ouest de la commune de Douarnenez) est venu à l'âge de 15 ans travailler chez Orven, boulanger en face de l'ancienne mairie, rue Anatole-France, en 1885. L’affluence des touristes du début du xxe siècle contribue à le faire connaître et il est désormais copié dans le monde entier (notamment à Paris où la clientèle le veut moins gras), parfois mal