02/06/2026
Suite à mon post sur les douleurs sacro iliaques, vous êtes nombreuses à m'avoir demandé ce qu'il est possible de faire pour être soulagée, partiellement ou parfois davantage.
Bien sûr, chaque situation est différente et il est important de consulter des professionnels de santé pour comprendre l'origine de la douleur. Mais une chose revient souvent : notre dos a besoin d'être soutenu par nos muscles.
Quand la ceinture abdominale et dorsale s'affaiblit, le corps compense comme il peut, et les douleurs prennent souvent de plus en plus de place dans notre quotidien.
On pense souvent immédiatement à la musculation, mais il existe aussi des activités beaucoup plus accessibles : la marche, la natation ou toute activité physique adaptée à nos capacités.
Au delà du renforcement musculaire, elles ont un autre avantage précieux : elles permettent de s'évader mentalement.
Je vais vous partager quelque chose que j'ai observé chez moi. Lorsque je pars marcher deux heures dans la nature, avec l'envie de prendre soin de moi et non de performer, il se passe quelque chose d'étonnant.
Pendant ces deux heures, je ne suis plus focalisée sur mes douleurs. Mon esprit est occupé par les paysages, les odeurs, les oiseaux, le bruit des vagues ou simplement le plaisir d'avancer.
Et souvent, je me rends compte que je ne ressens presque plus mes souffrances pendant ce moment là. Non pas parce qu'elles ont miraculeusement disparu, mais parce que mon cerveau n'est plus concentré dessus. Mon attention est ailleurs. Je reprends le contrôle, là où la douleur essayait de prendre toute la place.
Je parle de cela parce que je sais de quoi je parle. J'ai subi plusieurs interventions chirurgicales du rachis. J'ai connu les hôpitaux, les périodes de rééducation, les moments de doute, la douleur chronique et même les soins intensifs.
Après certaines opérations, j'ai effectué cinq semaines d'hospitalisation de jour. Chaque journée comprenait plusieurs heures d'activité physique afin de renforcer la ceinture abdominale et dorsale.
À l'époque, je ne comprenais pas toujours pourquoi on nous demandait autant d'efforts. Aujourd'hui, je sais que c'était indispensable.
Depuis, je fais tout ce que je peux pour préserver mon dos et limiter au maximum de nouvelles interventions : marcher, bouger, renforcer mon corps, écouter ses limites tout en continuant à avancer.
Je sais que la douleur fatigue. Je sais qu'elle décourage. Mais nous ne pouvons pas la laisser gouverner toute notre vie.
Nous ne pouvons pas laisser une douleur décider à notre place de ce que nous sommes capables de vivre.
Si nous répétons chaque jour : « Je ne peux pas faire ceci parce que j'ai mal au dos », alors petit à petit notre monde se rétrécit.
Non, ce n'est pas une fatalité.
Par contre, il ne faut pas attendre qu'il soit trop t**d. Plus on laisse les choses se dégrader, plus les dégâts peuvent devenir importants et parfois irréversibles. Et lorsque cela arrive, les efforts à fournir pour récupérer sont souvent deux fois plus importants.
Je ne dis pas que c'est facile. Je ne dis pas que tout le monde peut faire la même chose. Je dis simplement qu'il faut agir tant qu'on le peut encore, même avec de petits pas.
Quelques minutes de marche, quelques exercices adaptés, un peu de mouvement, un peu d'air frais, un peu de nature... Ces petits gestes répétés chaque jour peuvent faire une immense différence sur le long terme.
Parce qu'au final, la plus grande richesse que nous possédons n'est ni l'argent, ni les biens matériels. C'est notre santé.
Notre corps est le seul endroit où nous sommes obligés de vivre toute notre vie. Nous n'en avons qu'un. Alors prenons en soin, respectons le, entretenons le et donnons lui toutes les chances de nous accompagner le plus longtemps possible.
Ne laissez pas vos douleurs vous voler votre vie.