18/10/2026
« Ce ne sont que des vitrines brisées, ce ne sont pas des vies humaines. Il n’y a pas d’omelette sans casser des œufs. »
Mais sérieusement, vous vous rendez compte de ce que vous dites ?
Derrière chaque vitrine, il y a des humains. Des femmes et des hommes qui se lèvent chaque matin, qui travaillent sans compter leurs heures, qui font des sacrifices, qui investissent leurs économies, leur énergie, leur temps et parfois toute leur vie pour faire vivre leur commerce.
Ceux qui tiennent ces discours sont-ils seulement déjà passés de l’autre côté du comptoir ? Savent-ils ce que c’est que de porter un commerce à bout de bras ? De payer ses charges, ses factures, ses fournisseurs, ses impôts, de se battre chaque mois pour maintenir son activité à flot ?
Non, casser une vitrine, ce n’est pas simplement casser du verre. C’est parfois briser des années de travail, des mois d’efforts et une partie du rêve de quelqu’un.
Et arrêtons avec cette idée que « les assurances vont tout rembourser » ! C’est faux de croire que tout est automatiquement pris en charge, rapidement et intégralement. Il y a des franchises, des exclusions, des démarches interminables, des expertises, des délais… Et pendant ce temps-là, qui paie les factures ? Qui compense les journées sans chiffre d’affaires ? Qui absorbe les pertes ?
Parce que oui, pendant que certains sont tranquillement installés chez eux, bien au chaud sur leur canapé, avec leur salaire qui tombe chaque mois, d’autres se demandent comment ils vont pouvoir rouvrir leur commerce, payer leurs charges et continuer à faire vivre leur famille.
Et comme si les dégâts matériels ne suffisaient pas, il y a aussi le choc psychologique. Voir son commerce saccagé, se sentir impuissant, avoir peur que cela recommence, devoir tout nettoyer, tout réparer, tout recommencer… Ça aussi, ça laisse des traces...
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