20/10/2020
UN PEU D'HISTOIRE
L'église est dédiée à sainte Catherine d'Alexandrie comme le rappelle une sculpture sur bois au-dessus du porche du clocher séparé des deux nefs. La première nef (celle de gauche) est la partie la plus ancienne de l'édifice, datant de la seconde moitié du xve siècle, construite dès après la Guerre de Cent Ans. Elle a été bâtie sur le modèle d'une halle de marché, où ont été utilisés des éléments servant à la construction navale, le tout donnant l'aspect d'une coque de bateau renversée. Ensuite, a été érigé le clocher à bonne distance de la nef, pour éviter que les paroissiens présents dans l'édifice ne soient la proie des flammes en cas d'incendie.
En effet, le clocher attire la foudre en raison de son élévation et de sa position à flanc de colline. Au XVI siècle, on ajoute, à droite de la précédente, une seconde nef avec une forme plus arrondie et une disposition de charpente, sans rapport avec la structure d'un navire.
Les fameux « maîtres de hache » des chantiers navals de la ville ont réalisé ce bel ensemble sans avoir recours à la scie, tout comme leurs ancêtres Vikings avant eux.
Les poutres utilisées pour la réalisation des piliers de la nef et des bas-côtés sont de longueurs inégales, car on ne disposait plus de troncs de chênes assez longs pour les construire. Aussi, certains ont une assise en pierre, plus ou moins haute et d'autres, aucune.
Les travées du chœur, reprises au XIX siècle, sont de qualité assez médiocre et le toit qui les couronne est surélevé par rapport à celui des parties anciennes.
L'église est partiellement recouverte de bardeaux en bois de châtaignier, que l'on nomme dialectalement « essentes » et qui constituent donc un « essentage ».
Le porche « néo-normand » a été construit sur le modèle de ceux des églises rurales de au début du XXe siècle et remplace un portail monumental en style néo-classique construit au siècle précédent et que l'on peut voir représenté sur certaines toiles de ou de . Le portail sud quant à lui, est de style