16/08/2026
🌿Je crois que cette fois, j’ai osé quelque chose que je ne pensais pas avoir à faire : dire stop.
Ça fait des semaines que je me bats pour faire avancer Elaoze comme il “faudrait”. J’ai essayé d’être plus présente, de mieux montrer mes créations, de préparer la boutique, de penser à tout… et au lieu de me sentir fière, je me suis surtout sentie de plus en plus fatiguée.
À la base, moi, je voulais juste créer. Faire mes bijoux, tester des idées, partager ce que j’aimais et pouvoir les vendre proprement. Pas passer mon temps à penser réseaux, obligations, démarches, règles, outils, plateformes et tout le reste.
Et ce sont justement toutes les dernières obligations qui se sont ajoutées — notamment les plateformes obligatoires pour la facturation électronique, la loi PPWR et tout ce qui continue à s’accumuler autour d’une petite entreprise — qui ont fini par me faire prendre cette décision de fermer.
Et le plus dur à admettre, c’est que j’étais en train de perdre le plaisir que j’avais à créer.
Alors oui, cette décision me fait mal. Vraiment. Parce qu’Elaoze, ce n’était pas juste “une micro-entreprise”. C’était un rêve, une fierté, énormément de temps, d’énergie, de doutes, de remises en question… et aussi beaucoup de moments où je me suis prouvé à moi-même que j’étais capable.
Mais je ne veux pas continuer au point de m’oublier.
Donc cette fois, j’ose me choisir.
Elaoze restera dans ma vie, mais autrement. Je veux retrouver le plaisir de créer parce que j’en ai envie, pas parce qu’il faut publier, vendre ou cocher une case de plus.
Je suis triste de fermer cette partie-là de l’histoire, mais je sais aussi pourquoi je le fais.
Parce qu’au fond, Elaoze a toujours voulu dire une chose :
Elle a osé.
Et aujourd’hui, j’ose dire stop avant de ne plus me reconnaître. 🤍