09/09/2025
✨ À la petite fille qui rêvait de créer
📷 J’ai retrouvé une photo de moi. J’ai 7 ans.
Je danse tout le temps et partout — rond de jambe dans la cour d’école, entrechat dans la classe, arabesque en mettant la table à la maison.
Je saoule mon entourage… 🥴
Et je dessine, je peins, tout le temps, partout.
Un jour, je peins une forêt et des animaux à la gouache sur les murs de ma chambre. 😱
Mes parents applaudissent. 🤔
Je ne connais pas encore le mot "architecte d’intérieur", mais je suis déjà imprégnée d’art, de mouvement et de création.
Plus t**d, diplômée des Beaux-Arts puis d’une école de design d’espace, je me lance à mon compte.
Je deviens architecte d’intérieur, spécialisée dans les projets professionnels.
Et tout fait sens :
🎓 Mon bagage Beaux-Arts
🎨 Ma formation en communication visuelle
🛠️ Mes compétences techniques et ma connaissance de l’urbanisme, construites seule sur le terrain — tout ce qu’on apprend en tombant, en testant, en corrigeant
♿ Et la réglementation : sécurité incendie, accessibilité — celle que j’ai apprise, et vécue, avec ma grande sœur en fauteuil.
Passion, mission, vocation, profession :
J’ai tout concilié, tout intégré, tout consolidé.
✅ IKIGAI ALIGNE. Check.
Je pensais qu’être ultra-compétente, structurée, fiable…
m’ouvrirait les portes des projets les plus ambitieux.
Mais aujourd’hui, je constate que je n’ai pas encore atteint mes ambitions.
On me demande de valider, de sécuriser, de corriger.
Ok, ça, je sais le faire.
Mais j’ai aussi imaginé des projets pensés dans leur ensemble,
avec une vision forte, cohérente, architecturale, identitaire.
👉 C’est d’ailleurs ma valeur ajoutée : ma vision architecte-marketing.
🎯 Et mon point fort : ma créativité.
Mais aujourd’hui encore, on me parle d’abord de normes.
Et je me rends compte que je ne veux pas devenir INVISIBLE en tant que CREATRICE.
Il ne faudrait pas que mon savoir-faire me fasse taire.
Et je sais que je ne suis pas la seule.
🎨 Combien d’artistes, d’architectes, de décorateurs, de designers, de graphistes, ont commencé par passion et continuent à créer… mais dans le silence, le doute, la fatigue…et se retrouvent aujourd’hui à négocier leur VALEUR à la baisse ?
Peut-être que c’est à nous,
les créatifs, les rêveurs, les ambitieux,
de remettre du sens là où le métier en a perdu.
Alors je dirais à cette petite fille :
Tu ne t’es pas trompée.
Mais il faudra continuer à te battre pour garder l’élan intact.
Et si c’était le moment de passer au niveau supérieur ?
́erautrement