21/06/2026
Il y a des pères qui apprennent à faire du vélo à leurs enfants.
Le mien m’a surtout appris à ne pas avoir peur de tomber.
Je ne me souviens pas de grands discours sur le courage, l’ambition ou la réussite. Je me souviens de quelque chose de plus puissant : je l’ai vu faire.
Je l’ai vu travailler quand il était fatigué, chercher des solutions quand la vie se compliquait et se relever quand il aurait été plus simple de renoncer.
Il ne m’a jamais appris à être le meilleur.
Il m’a appris à essayer.
Et sans le savoir, il m’a offert un cadeau immense : la liberté d’être moi.
Parce que depuis toujours, avec ma mère, il accueille mes idées avec curiosité et avec bienveillance.
Quand j’ai décidé de marcher 260 kilomètres le long de la côte, il a chaussé ses baskets et m’a accompagné sur 40 kilomètres.
Quand j’ai lancé Muisti, il n’a pas demandé si c’était raisonnable. Il n’a pas cherché à me convaincre de choisir un chemin plus sûr. Il a fait ce qu’il fait depuis toujours : il a été là.
Il m’a appris qu’une vie n’est pas faite pour être parfaitement raisonnable. Elle est faite pour être vécue, tentée, recommencée. Elle est faite de projets qui naissent, de rêves qui semblent trop grands et « Et pourquoi pas moi ? ».
Je crois qu’on ne se rend pas toujours compte de la chance qu’on a d’avoir des parents qui ne nous demandent pas de rentrer dans une case, mais qui nous regardent construire la nôtre.
Aujourd’hui, c’est la fête des pères et si j’ai appris à fabriquer des bougies, j’ai surtout appris grâce à lui à allumer des idées, à les protéger du vent et à avoir le courage de les faire briller.
Bonne fête, Papa.
Merci d’être la preuve vivante qu’il suffit parfois qu’une seule personne croie en nous pour qu’on ose devenir tout ce qu’on est capable d’être.