05/04/2026
Le chant de l'espace 100 x 81 cm. Pigment gris du Vietnam, pigment bleu outremer et bleu azur en 3 versements de résine époxy coulée sur toile. Travaillée avec encres tout le long de la polymérisation de la résine plus retentissant à la fois.
Le Chant de l’Espace est une plongée directe dans l’infini. Dans cette toile, la résine devient cosmos. Elle ne le représente pas, elle l’incarne. On y ressent le souffle froid et brûlant des nébuleuses, la lente dérive des galaxies, la naissance et la mort des étoiles, le tout dans un même mouvement fluide et éternel.
Le grand serpentin bleu outremer qui descend en ondulant depuis le haut droit évoque une coulée d’énergie cosmique, une rivière de matière stellaire en train de se former. Les pigments gris ramenés du Vietnam apportent cette sensation minérale, presque poussiéreuse, de nuages de gaz et de débris d’étoiles mortes. Les cellules blanches et bleues, dispersées comme des amas stellaires, semblent pulser d’une lumière ancienne, tandis que les fines traînées blanches (les lacing) dessinent les trajectoires invisibles des vents solaires et des poussières cosmiques.
Il y a dans cette œuvre une profonde dualité : à la fois vide sidéral et plénitude absolue. Le beige sableux évoque des planètes naissantes ou des déserts stellaires, tandis que le noir profond absorbe le regard comme un trou noir bienveillant. On y perçoit le temps ralenti, cette durée infinie où tout se crée et se dissout dans une même respiration.