04/02/2026
⌛️ 4 ans séparent ces deux photos.
Je travaillais comme ça, a genoux dans la terre battue sous un abri de tôles rouillées.
Quelques briques comme foyer et une pompe a matelas en guise de soufflet. Je frappais à longueur de journée sur une vieille poutre en acier qui me servait alors d'enclume.
Un vieux rêve de feu et d'acier rougi nourri dans mon enfance, ressurgi a cette époque de ma vie où aucune autre lumière ne pouvait percer le vide existenciel qui me traversait.
Comme un flambeau ardent tout droit venu de passé pour éclairer mes pas.
En forgeant l'acier ces dernières années, je me suis forgé moi-même.
Travailler 50 heures par semaine dans cet artisanat qui demande force et rigueur, ça vous structure rapidement un homme.
J'ai monté cet atelier à la force de mes bras, pensant que l'essentiel était de faire grandir la forge et la rentabiliser coûte que coûte.
Je m'étais trompé. Le véritable but de ce rêve était de me forger moi-même, pour me relever et être prêt lorsque raisonnera l'appel.
J'ai grandi en même temps que cette forge. J'ai apris a me stabiliser en même temps qu'elle même devenait plus pérène.
Mais aujourd'hui, nous arrivons à la fin d'un processus.
Je ne sais pas encore exactement ce qu'il adviendra de moi et de mes projets une fois retourné sur les terres où tout a commencé.
Mais je sais que je suis prêt.