01/09/2026
Ah, les taxes d’hier… On en riait presque. On taxait les chiens, les chevaux, les briquets, les pianos, les fenêtres, les portes, les ombres si ça se trouve — bref, tout ce qui passait à portée d’un percepteur en mal d’imagination. On ne savait plus quoi inventer, et eux non plus.
Et puis on se dit que c’était le bon vieux temps… jusqu’à ce qu’on regarde les taxes d’aujourd’hui. Là, soudain, les impôts sur les briquets paraissent presque attendrissants. Hier, on taxait le cheval ; aujourd’hui, on taxe ce qui bouge, ce qui ne bouge pas, ce qui pourrait bouger, et ce qui a vaguement pensé à bouger. Comme quoi, l’inventivité fiscale est une tradition nationale, un patrimoine immatériel, une sorte de folklore administratif.
Heureusement — et c’est presque un miracle — on n’a pas encore inventé la taxe sur le droit de râler.
Mais attention… vu la créativité historique, on n’est pas à l’abri. Un petit décret un matin, intitulé « Contribution citoyenne à l’expression d’insatisfaction », et hop : chaque soupir, chaque grognement, chaque « non mais c’est pas possible » deviendrait une ligne sur la déclaration. On paierait même plus cher pour les râleries premium : celles avec haussement de sourcil, celles avec main sur la hanche, et bien sûr le combo suprême « râler + lever les yeux au ciel ».
En attendant, profitons. Râlons tant que c’est gratuit. Ça ne durera peut-être pas.
Casteljaloux, Aquitaine, FranceRomestaingToute l'HistoireTourisme Coteaux et Landes de Gascogne@followersTourisme LotetGaronne - Espace ProCfmradio