25/10/2025
Je sais que je ne vois pas.
Ce n’est pas un secret, ce n’est pas une tragédie, c’est un fait. Je vis avec. Mais je vis. Et ce que je demande, ce n’est pas qu’on me le rappelle sans cesse, c’est qu’on me laisse être, tout simplement.
Je ne me couche pas t**d pour provoquer, ni pour me décaler du reste du monde.
Je me couche t**d parce que c’est dans le calme de la nuit que je me sens libre. Quand tout se tait, je respire enfin.
Je mange quand j’ai faim, parfois mal, parce que je n’ai pas envie de suivre des horaires qu’on m’impose. Mon corps et mon rythme m’appartiennent.
Ce que je souhaite, c’est qu’on arrête de penser ma vie à ma place.
Je ne suis pas un projet à encadrer, ni une cause à ménager.
Je suis capable d’expérimenter, de me tromper, de recommencer. C’est le propre de toute vie humaine.
Quand on me dit :
« Toi, tu feras de la musique, c’est plus sûr, plus simple. »
on croit m’ouvrir une porte, mais c’est souvent une cage.
J’aime la musique, mais j’aime aussi peindre, créer, inventer, rêver d’une famille, d’un avenir qui me ressemble.
Je n’ai pas besoin qu’on m’installe dans un fauteuil confortable et qu’on m’y laisse en me disant :
« Reste ici, c’est plus facile. »
Je n’ai pas besoin qu’on tienne ma main.
J’ai juste besoin qu’on marche à côté de moi, sur le même trottoir, à la même vitesse.
Pas devant pour me guider, pas derrière pour me rattraper : à côté, pour partager la route.
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