La Cuisine de Mariam , Mary's soup kitchen

La Cuisine de Mariam , Mary's  soup kitchen lieu de fraternité, solidarité ... Aide aux personnes dans le besoin alimentaire psychique et médic

28/05/2026
12/05/2026

Chaque jour, malgré la fatigue, les inquiétudes et le poids immense des responsabilités, nous essayons de tenir bon et de continuer notre mission au cœur de notre société. Derrière cette œuvre, il y a 17 employés et des centaines des volontaires qui se donnent sans compter, des dizaines de fournisseurs, et surtout des milliers de personnes qui attendent un repas, une aide, une présence.

Vu de l’extérieur, tout semble organisé, solide, presque normal. Mais de l’intérieur, c’est un combat silencieux de chaque instant. Nous nous épuisons parfois jusqu’au bout de nous-mêmes pour que la cuisine reste ouverte, pour qu’aucune assiette ne manque, pour que chaque personne qui frappe à notre porte trouve encore un peu de chaleur, de dignité et d’espérance.

كل يوم، رغم التعب والهمّ وثقل المسؤوليات، عم نحاول نكفّي رسالتنا بقلب مجتمعنا. ورا هالعمل في ١٧ موظّف وميات المتطوّعين والمتطوعات عم يعطوا من قلبن بلا حدود، وفي عشرات المورّدين، والأهمّ آلاف الناس اللي ناطرين لقمة، مساعدة، وكلمة طيبة.

من برّا كل شي بيبيّن مرتّب ومنظّم، وكأنّو الأمور ماشية طبيعي. بس من جوّا، في معركة صامتة كل يوم. أوقات منوصل لحدّ الاستنزاف حتى يضلّ المطبخ فاتح، وحتى ما ينحرم حدا من طبق سخن او سندويش ، وحتى كل شخص بيدقّ بابنا يلاقي بعد في شوية دفا، كرامة، ورجاء.

06/05/2026

par Guglielmo Gallone

Les attaques israéliennes au Liban ne cessent pas, malgré le cessez-le-feu signé à Washington entre Tel-Aviv et le Hezbollah. Le ministère libanais de la Santé l’a annoncé, précisant que deux victimes ont été recensées à Wadi al-Hujair, deux à Touline, et une respectivement à Srifa et à Yater. L’armée israélienne a également confirmé la mort de six personnes dans la ville de Bint Jbeil, affirmant qu’il s’agissait de combattants du Hezbollah. Après la mort d’un casque bleu français il y a quelques jours, la UNIFIL a annoncé hier le décès d’un autre soldat, d’origine indonésienne, mort à l’hôpital des suites de blessures subies le 29 mars dernier. Le bilan des victimes fourni par le ministère libanais de la Santé s’élève ainsi à 2 491 morts, soit au moins 197 par semaine. 7 719 autres personnes ont été blessées.

C’est dans cette situation complexe que se poursuit néanmoins, sans relâche, l’action de l’Église locale. Cette semaine, le nonce apostolique au Liban, l’archevêque Paolo Borgia, a pu visiter les localités de Debel, Rmeish et Aïn Ebel. Situées dans le sud du pays, à moins de cinq kilomètres de la frontière avec Israël, elles ont été isolées pendant au moins trois semaines en raison du conflit. Le nonce a remis plus de 40 tonnes de denrées alimentaires, de fruits et de légumes, en collaboration avec Caritas Liban, représentée par le père Samir Ghawi, avec l’Œuvre d’Orient, représentée par Vincent Gelot, avec la Fondation patriarcale pour le développement, représentée par Patricia Safir, et avec le groupe « Église pour le Liban », représenté par le père Hany Tawk.

« Nous avons trouvé une population fatiguée, fragile, mais étonnamment encore debout », nous confie le père Hany Tawk, prêtre maronite. « Ce qui frappe, ce n’est pas seulement le manque de médicaments, de carburant ou de nourriture, mais surtout l’intensité humaine des rencontres. Les habitants nous ont parlé de nuits chargées de tension, d’une peur constante, mais aussi d’un attachement viscéral à leur terre. Beaucoup refusent de partir, non par inconscience, mais parce qu’ils sentent que s’en aller reviendrait à perdre une part d’eux-mêmes. » Justement ce matin, l’armée israélienne a diffusé un nouvel avis d’évacuation pour les habitants du sud du Liban : « La trêve dont on parle existe davantage dans les discours que dans la vie quotidienne des personnes. Il y a certes des moments de calme, mais ils restent fragiles, imprévisibles et toujours suspendus à un équilibre précaire. La population vit dans une sorte d’alerte permanente », poursuit le prêtre.

Et lorsque nous lui demandons de nous raconter comment l’Église parvient à assurer sa présence sur le terrain dans une telle situation, le père Hany explique que « avec la nonciature apostolique, nous essayons d’agir de manière très concrète : coordination de convois humanitaires, distribution de vivres et de médicaments, soutien aux structures locales et, surtout, présence sur le terrain. Parfois, être présent vaut autant que ce que l’on apporte. Il s’agit aussi de maintenir un lien, de rappeler aux personnes qu’elles ne sont pas oubliées ». Et ainsi, malgré toutes les tensions que l’on pourrait craindre dans un pays comme le Liban, « nous observons de très beaux gestes de solidarité entre les communautés. Dans plusieurs cas, des familles de confessions différentes s’entraident, partagent leurs ressources, ouvrent leurs maisons. Ce tissu humain, souvent invisible, est peut-être l’une des plus grandes forces du pays ».

Le père Hany le constate chaque jour, car il est le fondateur, avec son épouse Dounia, de la Cuisine de Mariam, un projet caritatif né avec l’objectif simple de cuisiner chaque jour pour les pauvres, les déplacés, les réfugiés, les victimes de la guerre. « Aujourd’hui, nous distribuons entre 5 500 et 6 000 repas chauds par jour. En même temps, je suis engagé dans des missions régulières vers le sud. Mon rôle est pastoral et humanitaire : accompagner, écouter, soutenir et essayer, dans la mesure du possible, de faire le lien entre les besoins du terrain et les moyens disponibles ». Car, conclut le père Hany Tawk, « c’est ainsi que se manifestent la foi et l’espérance : comme des choix quotidiens. Elles se nourrissent de gestes simples : une prière partagée, une liturgie célébrée même dans des conditions précaires, un sourire, une aide. Ce sont ces petites fidélités qui maintiennent vivante l’idée de communauté ».

01/05/2026

والخير يفيض، والقلب يزهر ،والرب يبارك .

Le bien se répand, le cœur fleurit et Dieu bénit.

01/05/2026

Une journée écologique, avec des plats traditionnels.

15/04/2026

وحدو الخير رح بزهر

10/04/2026

ونكمل بشق النفس ،بوسط القصف والعنف والصراخ ،ليس لأننا اقوياء بل لأننا مؤمنين بان الحياة أقوى من الموت ،وبأننا أبناء الحياة .

Père Hani Tawk : « Au Liban, une lumière fragile continue de briller »Recueilli par Malo TrescaPublié le 31 mars 2026 La...
31/03/2026

Père Hani Tawk : « Au Liban, une lumière fragile continue de briller »

Recueilli par Malo Tresca

Publié le 31 mars 2026

La Croix

Le prêtre Hani Tawk à Beyrouth (Liban) rappelle que la foi peut être parsemée de doutes, surtout dans un contexte de guerre. Tout au long de cette Semaine sainte, La Croix donne la parole à cinq personnalités qui témoignent d’une soif spirituelle renouvelée, ou comment Dieu resurgit dans notre société. Aujourd’hui, le père Hani Tawk, prêtre à Beyrouth, médite sur ce que le retour de la guerre au Liban éprouve dans la foi – sans l’éteindre.



« Depuis le retour de la guerre, je suis frappé par la rapidité avec laquelle la détresse humaine devient invisible. Au début, il y a l’émotion, la solidarité, les élans… Et puis très vite ne restent que des vies brisées dans le silence. Dans la cantine solidaire que nous avons montée pour aider les plus démunis après l’explosion du port de Beyrouth à l’été 2020, nous avons vu les demandes se multiplier ces dernières semaines. D’environ 1 500 repas quotidiens, nous sommes passés à près de 6 000 aujourd’hui. Ceux qui fuient les bombardements affluent massivement.

Derrière les chiffres, ce sont des visages. Je pense à cette mère, arrivée un soir avec ses deux enfants. Elle attendait son tour avec beaucoup de dignité, s’excusant presque d’être là. En quelques heures, elle avait tout quitté, sa maison, ses souvenirs… “Mon père, m’a-t-elle dit simplement, je ne sais plus comment être une maman normale pour mes enfants”. Une telle phrase vous transperce. Elle reste. Elle prie en vous, même quand vous n’avez plus de mots.

« On voudrait réparer, consoler… »

Comme prêtre, je me sens souvent démuni. Je voudrais réparer, consoler, redonner du sens… et parfois, je ne peux qu’être là. Écouter. Regarder. Porter en silence. Mais je crois profondément que cette présence, même fragile, est déjà une forme d’amour de Dieu au milieu du chaos. Bien sûr, il y a eu des traversées du désert, aussi. J’en ai moi-même connu. Plusieurs fois. Après certaines tragédies, la prière devient difficile. Non parce qu’on ne croit plus, mais parce que tout en nous est fatigué.

Il y a des moments où l’on se tient devant Dieu sans rien dire. Même les mots de la liturgie peuvent sembler lointains. Je me souviens de moments où je me demandais : “Seigneur, où es-tu dans tout cela ?” Et surtout : “Pourquoi tant de souffrance pour ce peuple ?” Et puis, comme beaucoup de Libanais, l’idée de partir m’a traversé l’esprit. Face à tant de destructions, tant d’injustice… rester au Liban peut sembler irrationnel.

Au fond de cette obscurité, pourtant, demeure une petite lumière. Très fragile. Pas une réponse, mais une présence. Et souvent, ce sont les gens eux-mêmes – leur courage, leur foi malgré tout – qui m’ont ramené à la prière. Malgré les coupures d’électricité, les bombardements, le flux des déplacés et l’incertitude du lendemain, des familles continuent d’accueillir, des associations de distribuer de la nourriture, des jeunes d’offrir leur temps pour les autres. Dans ces gestes silencieux, quelque chose continue de briller.

« Rester, même dans le doute »

La foi n’est pas une certitude permanente. Elle consiste parfois à rester, simplement, même dans le doute. À ceux qui pourraient me confier qu’ils perdent leur foi devant tant d’épreuves, je ne répondrais d’abord rien. J’écouterais. Parce que perdre la foi, ici, n’est pas un choix intellectuel. C’est souvent une blessure. Une fatigue de l’âme. Une accumulation de douleurs qui finissent par étouffer l’espérance. Je leur dirais simplement : “Dieu n’a pas quitté votre vie, même si vous avez l’impression qu’il l’a désertée”. Ils ont le droit d’être en colère, d’être perdus, de ne plus savoir prier.

La foi ne disparaît pas parce qu’on doute. Parfois, elle se transforme, elle passe par des chemins plus silencieux. S’ils ne peuvent plus croire en Dieu aujourd’hui, qu’ils essaient simplement de croire en l’amour, en la bonté, en la dignité humaine. C’est déjà un chemin. Dieu sait nous rejoindre là où nous sommes, pas là où nous devrions être.

Quand quelqu’un choisit d’aimer plutôt que de se fermer, il devient l’instrument de plus grand que lui. Dieu n’apparaît pas toujours sous forme de miracle spectaculaire. Mais c’est peut-être dans les moments de plus grande fragilité que sa présence se fait la plus lisible – dans les mains qui aident, les paroles qui consolent, et les cœurs qui, malgré tout, refusent le désespoir. Au Liban, c’est cela qui continue toujours de briller. »

20/03/2026
Derrière chaque repas servi dans notre cuisine gratuite, il y a des mains qui donnent sans compter, des cœurs engagés et...
02/02/2026

Derrière chaque repas servi dans notre cuisine gratuite, il y a des mains qui donnent sans compter, des cœurs engagés et une équipe qui travaille chaque jour avec amour et dignité.
Ici, on ne distribue pas seulement de la nourriture, mais de l’attention, du respect et de l’espérance.
Merci à chaque membre de l’équipe et à chaque personne qui soutient cette mission humaine et solidaire. Ensemble, nous continuons.

ورا كل وجبة منقدّمها بمطبخنا المجّاني، في أيادي عم تعطي من قلبا، وناس ملتزمة، وفريق عم يشتغل من كل قلبو .
هون ما عم نوزّع أكل بس، عم نوزّع اهتمام، احترام، ورجاء.
شكرًا لكل فرد من الفريق ولكل شخص عم يدعم هالرسالة الإنسانيّة. سوا منكمّل ومنستمر.

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Karantina Mdawar
Beirut
1100

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